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mercredi 21 novembre 2012

Politique

L'État prend des mesures contre les paris sportifs

Le 30 Septembre dernier, à la suite de l’affaire des paris truqués qui a secoué le handball français, la Ministre des Sports avait promis de mettre en place plusieurs mesures destinées à éviter ce genre de dérives et à sensibiliser les sportifs. 
 
Hier, Valérie Fourneyron a donc annoncé officiellement que ces mesures seraient prises pour le début 2013.
  
Sport and revient sur les mesures phares qui vont voir le jour dans les semaines à venir...
 
Tout d’abord, Mme Fourneyron a prévu pour début 2013 la publication d’un décret d’application permettant aux fédérations de croiser leurs fichiers avec ceux des opérateurs agrées par l’ARJEL (Autorité de Régulation des Jeux En Ligne). Cette mesure permettra aux autorités de vérifier que l’interdiction faite aux joueurs de parier sur leurs propres compétitions est bien respectée. Ainsi, avec ce décret, les clubs et les fédérations sportives ne devraient plus être confrontées aux problèmes rencontrés en septembre dernier.

Ensuite, afin de prévenir des risques liés aux paris sportifs, la Ministre a validé une proposition émise par le groupe de travail mis en place par l’ARJEL, laquelle consiste dans la création de modules spécifiques de formation et de sensibilisation pour les métiers d’éducateurs du sport. Concrètement, ces recommandations seront répertoriées dans un « guide de bonnes pratique » qui devrait voir le jour dans les prochains mois. Le but de cela est que les « jeunes sportifs, plus vulnérables, soient pleinement conscients des risques qu’ils courent et font courir au sport »et « que chaque sportif sache quoi faire s’il est approché pour tricher »a expliqué Mme la Ministre.

Enfin, toujours à partir de 2013, un poste de « Délégué intégrité » sera mis en place par le CNOSF. Selon Valérie Fourneyron, il sera « un interlocuteur essentiel de l’État dans la lutte contre les matchs arrangés et les paris truqués ». Toujours au rayon des nouveautés, elle entend mettre en place un volet prévention dans la loi sur la modernisation du sport qui sortira à l’automne 2013. Ce volet aura pour but de prévenir contre l’addiction et l’isolement entraînés par les paris, pour ne pas laisser « s’endetter 600 000 de nos compatriotes et leurs familles pour satisfaire leur besoin incontrôlable de jouer ».

Par ailleurs, un problème qu’il semble urgent de solutionner est celui des paris pris à l’étranger sur les compétitions françaises. En effet, ces paris représentent une grande partie des paris dédiés à nos compétitions nationales. La création d’une plateforme de surveillance sera d’ailleurs un des thèmes principaux de la résolution sur les paris en ligne qui devrait être signée la semaine prochaine à Bruxelles par les ministres des sports européens.

Nul doute que Valérie Fourneyron a fait des paris sportifs l'un des thèmes principaux de sa mission à la tête du Ministère des Sports.

Et vous, que pensez-vous des toutes ces mesures qui visent le milieu des paris sportifs ?

Jean-Baptiste CALUCCI
  

lundi 17 septembre 2012

Politique

L’Elysée honore nos champions

Le Président de la République Française, François Hollande a décidément beaucoup de convives dans sa demeure de l’Elysée ces derniers jours. 

Après avoir reçu des milliers de visiteurs dimanche matin, dans le cadre des 29èmes journées du Patrimoine, le chef de l’Etat, accompagné de Valérie Fourneyron, Marie-Arlette Carlotti et Victorin Lurel,  a décidé aujourd’hui d’honorer tous les médaillés français lors des derniers Jeux Olympiques et Paralympiques de Londres, en les conviant au Palais de l’Elysée pour un discours et un déjeuner.
  
Durant son discours, François Hollande a tenu à rendre hommage à tous ces sportifs et à leurs exploits qui représentent « une fierté pour le Président de la République, pour le gouvernement et pour la nation toute entière ».

Un grand moment de plaisir et d’émotions également partagé du côté des athlètes pour la plupart peu habitués à une telle reconnaissance. La vététiste Julie Bresset, médaillée d’or a d’ailleurs déclaré : « Je n’ai pas l’habitude de sortir la robe, mais j’étais contente d’être bien habillée pour l’occasion, c’est une fierté pour moi et pour mon entraîneur ».

A la fin de son discours, le Président Hollande a également tenu à féliciter les organisateurs des JO de Londres, tout en appelant la France (possible candidate pour les Jeux de 2024), à  « tirer les leçons » de cette organisation en vue de futures échéances.

Les athlètes accompagnés du chef de l’Etat ont ensuite posé pour une photo avant qu’un déjeuner ne vienne ponctuer cette rencontre.

Tout le monde semblait ravi de cette initiative du Président comme l’a exprimé le champion olympique de Judo des + 100 kg Teddy Riner : « Que le Chef de l’Etat prenne sur son temps pour recevoir les médaillés olympiques, ça fait plaisir, ça nous honore. Nous nous sommes battus aussi pour la France et le drapeau ».

Cette réception marque le clap de fin pour ces olympiades londoniennes. Rendez-vous maintenant en 2016 pour les Jeux de Rio.

En attendant, on espère que nos champions vont continuer de nous faire rêver et de porter haut les couleurs de la France.

mercredi 27 juin 2012

Politique

Le Ministère des Sports en crise juste avant les JO ?
    
La nouvelle est tombée il y a quelques jours, au sortir du dernier Conseil des ministres. Les caisses du Ministère des Sports accuseraient un trou de 50 millions d’euros, soit environ 20% de son budget.

D’après la nouvelle Ministre des Sports, Valérie Fourneyron, « le budget du ministère des Sports est effectivement malade ». Elle affirme que certains projets engagés ne seraient pas financés : « les primes à la médaille des JO ne sont pas dans le budget, on a voté la retraite des sportifs et il n'y a pas un euro pour ça, des projets sont partis pour lesquels il n'y a pas de crédits »… 


Une situation qui semble être inquiétante

Les mesures du précédent gouvernement sont évidemment mises en cause et critiquées de manière virulente. Mais alors, qui est responsable ? 
 
Selon l’ex Députée-Maire de Rouen, la dotation promise aux athlètes médaillés aux Jeux Olympiques et Paralympiques de Londres, de même que la réforme des retraites des sportifs de haut niveau, n’auraient pas été budgétisés par les équipes de son prédécesseur David Douillet. En tout, cela représenterait quelques 13 millions d’euros promis : une indemnité de 5 millions consacrée aux athlètes revenant de la capitale anglaise avec une breloque autour du cou et environ 8 millions d’euros pour les retraites. 

Mais Valérie Fourneyron ne s'arrête pas là puisque toujours selon ses dires, d'autres projets engagés n'auraient pas de crédits. Parmi eux, le musée des Sports de Nice est évoqué, tout comme la rénovation du CREPS. Au total, la coquette somme de 50 millions d'euros ferait défaut pour honorer les engagements pris par le ministre UMP précédent.


Douillet se défend en pointant du doigt une ministre « amateur »

David Douillet justement, n’a semble-t-il guère apprécié les propos tenu par sa successeur puisqu’il n’a pas tardé à réagir en contestant ce « manque budgétaire ». L’ancien  ministre du gouvernement Fillon a expliqué dans un communiqué que les primes olympiques, étant une dépense exceptionnelle (puisque tous les 4 ans), n’étaient pas « budgétées stricto sensu » et seraient donc « financées en gestion en fonction de l’analyse de la situation budgétaire ».

Par ailleurs, il a tenu à rappeler que le gouvernement précédent dont il faisait partie avait engagé de potentielles économies puisqu’il avait voté la « non subvention au Parc Des Princes (10 millions d'euros) et au Stade Bollaert de Lens (12 millions) pour l'Euro 2016 » ainsi que « la fin de la participation de l'Etat pour absence de club résident pour le Stade de France » qui représente 12 millions d’euros d'économies anuelles.

Quoi qu’il en soit, la bataille de chiffres livrée par David Douillet et Valérie Fourneyron devrait se décanter rapidement puisque la Cour des comptes remettra dans les prochains jours un rapport détaillé faisant état des défauts de gestion des comptes ministériels.


Qu’en est-il pour les athlètes français allant aux Jeux Olympiques ?

Désormais, reste à savoir si les athlètes français présents aux JO peuvent espérer voir la couleur des récompenses prévues. Alors que les joueurs de l’Equipe de France de football ont chacun touché la bagatelle de 140 000 euros pour leur parcours médiocre lors de l’Euro 2012, les athlètes français ne savent toujours pas s’ils pourront percevoir les primes qui leur avaient été promises. Des primes qui sont parfois pour les athlètes simplement un moyen de rembourser leurs frais d'entrainement et de participation, particulièrement dans les sports les moins médiatisés.

Cependant, la nouvelle ministre a souhaité éclaircir la situation et ainsi rassurer la délégation française en affirmant que même si le budget du Ministère des Sports était « malade », ces primes seraient bien versées. Néanmoins, le versement se ferait au détriment d’autres projets, sans que l'on en sache plus à l’heure actuelle.

Dans sa rubrique Sport-Business, le quotidien le Figaro a dressé le constat suivant : « Ironie des chiffres : en cas de victoire à l'Euro ukrainien et polonais les 23 Bleus auraient de leur côté perçu un total de 13 millions d'euros de la part de la FFF. C'est justement la somme des primes pour les JO et de la retraite des sportifs de haut niveau »… 

Ce ne sont définitivement pas toujours les plus méritants et ceux qui portent haut les couleurs de la France qui sont récompensés.
 
Jean-Baptiste CALUCCI 
     
Juste avant les JO, l’Equipe de France vous fait partager les plus grands moments d’athlétisme. Découvrez les 4 vidéos de « Mon instant Athlé » en haut à gauche de notre blog...

vendredi 4 mai 2012

Politique

Nicolas Sarkozy et le sport

Le sport est loin d’avoir été un thème central de la campagne présidentielle 2012.

Pourtant, François Hollande et Nicolas Sarkozy, les deux candidats qualifiés pour le second tour de l’élection, se sont livrés au quotidien sportif L’équipe.

Le candidat du Parti Socialiste s’est exprimé le premier dans un entretien paru vendredi dernier (compte-rendu disponible ici : http://sport-and-blog.blogspot.fr/2012/04/politique.html#more
), alors que l’interview du président sortant a été publiée samedi. Après François Hollande, nous allons donc revenir sur les principales déclarations de Nicolas Sarkozy.

On sait que Nicolas Sarkozy est un sportif. Le Président de la République a démontré plusieurs fois au cours de son quinquennat qu’il aimait pratiquer le sport pour garder la forme. Comme son rival socialiste, il suit l’actualité sportive de près. Il est un lecteur assidu de L’équipe et s’intéresse à de nombreux sports : football, tennis, cyclisme mais aussi natation et même haltérophilie.

Il lui arrive d'ailleurs de taper la balle avec Amélie Mauresmo ou Richard Gasquet sur la terre battue de Rolland Garros. Fan de la Grande Boucle, il admire Lance Amstrong et balaie la question du dopage : « On en a marre de voir les cyclistes persécutés comme ça. C’est le sport le plus contrôlé au monde ! ».

Pour Nicolas Sarkozy, le sport est non seulement une réponse à la crise, mais surtout « un élément fédérateur pour une nation ». C’est aussi « des valeurs, un comportement, une hygiène de vie physique et morale ».

Lorsque le président-candidat est interrogé sur le faible budget du Ministère des Sports (0,15% du budget de l’Etat, loin des 3% qu’il envisageait), il répond : « Le budget du Ministère des Sports, un peu moins de 900 millions d’euros, a augmenté de 16% malgré quatre années de crise. Mais, au fond, le budget du sport, c’est 4,4 milliards. Parce qu’il faut aussi rajouter les professeurs d’éducation physique ou encore les 160 millions que nous avons dégagés pour l’Euro. A l’arrivée, on est pas loin des 3% annoncés ».

Nicolas Sarkozy souhaite voir revenir les Jeux Olympiques d’été à Paris. A ce sujet, il déclare que « 2024 est une belle date pour ceux qui connaissent le sport, parce que cela fera cent ans que Paris n’aura pas organisé les JO ».

Alors que François Hollande exprimait la veille dans L’équipe son inquiétude vis-à-vis de la venue d’investisseurs étrangers dans le football, ce qui pourrait faire notamment faire exploser les rémunérations, le candidat de l’UMP tacle son concurrent : « On voit qu’il ne connait pas bien le sport, et cela m’attriste. L’argent du football professionnel, c’est la survie du football amateur. Il y a un système de solidarité, y compris sur les droits télé ».

Concernant l’arrivée d’Al-Jazeera dans le paysage audiovisuel français, Nicolas Sarkozy s’en satisfait car il « n’aime pas le monopole ». En outre, il est favorable au fair-play financier proposé par Michel Platini, un « homme d’une rare intelligence et d’un grand courage ».

Pour Nicolas Sarkozy, « il faut que l’on ait un Grand Prix » en France. Non seulement parce la France possède « deux constructeurs automobiles mondiaux, Renault et PSA » mais aussi parce que la Formule 1 compte désormais dans ses rangs « trois jeunes pilotes français prometteurs ».

Au sujet du choix du porte drapeau français aux prochaines Jeux Olympiques de Londres cet été, pas question pour lui de polémiquer : « Je trouve plutôt merveilleux le fait que tant d’athlètes revendiquent l’honneur de porter le drapeau français ».

Peut-on dire qu’il y a des sports de droite, des sports de gauche ? « J’espère que le sport est à l’abri des conceptions partisanes », rétorque le candidat.

Enfin, il déclare être « favorable à un schéma national des équipements sportifs » et souhaite voir se construire en France « de vraies arènes pour le sport ».  

Pour terminer, les journalistes de L'équipe demandent à Nicolas Sarkozy si l’on peut comparer le combat électoral et la compétition sportive. Il répond : « Bien sûr. 1. Tous les détails comptent. 2. Il faut y penser chaque seconde. 3. Il faut vraiment être au top physiquement. 4. Le plus important : ça se joue sur l’envie. L’envie de faire ».

GM

vendredi 27 avril 2012

Politique

François Hollande et le sport

Le sport est loin d’avoir été un thème central de la campagne présidentielle 2012.

Pourtant, François Hollande et Nicolas Sarkozy, les deux candidats qualifiés pour le second tour de l’élection, se sont livrés au quotidien sportif L’équipe.

Le candidat du Parti Socialiste s’est exprimé le premier dans un entretien paru aujourd’hui, alors que l’interview du président sortant de l’UMP sera publiée demain. Nous allons donc revenir sur les principales déclarations de François Hollande.

François Hollande est un grand fan de sport. A défaut d’être un grand « pratiquant », il suit l’actualité sportive de près et apprécie particulièrement le football, le rugby et la boxe. En football, il a tantôt supporté Rouen, puis Nantes, Monaco, ou Cannes. Il apprécie aussi Dijon, dont il connaît bien le maire François Rebsamen, député de la Côte-d’Or. En rugby, il s’informe régulièrement des résultats de Brive. Il aime aussi beaucoup le Tour de France ainsi que les sports olympiques et particulièrement l’athlétisme…

Dès le début de l’entretien, il précise qu’il « n’existe pas de clivage majeur » d’un camp à l’autre sur le thème du sport, ce dont il se réjouit. Pour lui, au-delà de l’aspect purement financier et budgétaire du Ministère des Sports, le rôle de l’Etat est de « donner l’orientation, la vision et l’impulsion ». D’ailleurs, il souhaite vivement un Ministère des Sports de « plein exercice » et devrait en cas de victoire y nommer au poste de ministre une « personnalité politique qui aime et vit le sport ».

Ensuite, le candidat revient sur sa volonté d’imposer à 75% les revenus supérieurs à un millions d’euros par an. Pour lui, seuls 3000 à 3500 personnes au total sont concernées par cette mesure, dont quelques sportifs. Mais ces ultra-riches doivent l’accepter car lorsqu’un « effort est demandé à tous les Français ils se doivent d’être exemplaires ».

Concernant le retour du Grand Prix de France de Formule 1, le député de Corrèze annonce que s’il est élu, le dossier sera réexaminé pour faire en sorte que l’évènement ne coûte pas les 20 millions d’euros annoncés et qu’il soit « coordonné et organisé ».

Au sujet d’une nouvelle candidature de Paris pour les Jeux Olympiques de 2024, il semble y être favorable mais prévient : « L’échec d’une nouvelle candidature aux JO serait terrible ». La France doit bien évidemment organiser de grands évènements sportifs, mais « avec une maîtrise financière et des responsabilités partagées entre l’Etat, les collectivités locales, le mouvement sportif et le secteur privé ».

Lorsque les journalistes interrogent François Hollande sur la polémique des quotas de la Fédération Française de Football datant de l’année dernière, il demande : « Cela marche dans les deux sens, non ? Nous avons aussi des joueurs d’origine étrangère qui sont devenus de très bons joueurs de notre équipe nationale ». Pour le favori des sondages, la solution est simple en cas de double nationalité : « dès qu’un jeune porte le maillot d’une sélection, il ne devrait plus pouvoir en changer. Même si cela arrive assez tôt, en cadets ou en juniors ».

Enfin, lorsqu’on lui demande si c’est « toujours le meilleur qui gagne », il répond : « Celui qui perd a tendance à penser que non. Celui qui gagne a tort de penser que oui. On est le meilleur par les idées que l’on porte, par le message que l’on passe, par l’adhésion que l’on suscite ».

GM

jeudi 22 mars 2012

Politique

Les Rendez-vous du Sport : quelle politique sportive pour les cinq prochaines années en France ?

Comme nous l’avons annoncé dans un article précédent rédigé par Benoît Ponton (http://sport-and-blog.blogspot.fr/2012/03/linvite-du-blog_12.html#more), Sport and était présent pour couvrir les Rendez-vous du Sport, un événement riche en informations.

Cette rencontre représentait l’unique débat de la campagne présidentielle sur le thème du sport, ô combien important pour notre société…
Du beau monde était présent en ce vendredi matin dans la superbe salle du cinéma Mac Mahon. En effet, parmi les personnalités présentes, on retrouvait Denis Masseglia, Président du CNOSF, Lucien Boyer, Président d’Havas Sport & Entertainment, Arnaud Butticaz, Rédacteur en chef de Sport Stratégies, ainsi que de nombreux membres du Ministère des Sports.
Le débat qui a mis aux prises Valérie Fourneyron, député-maire de Rouen, vice-présidente du PS à l’Assemblée Nationale en charge du Sport et Eric Berdoati, député-maire de St Cloud en charge du Sport à l’UMP, s’est déroulé en deux temps : tout d’abord une présentation des programmes de chaque parti avant une traditionnelle phase de questions/réponses.

C’est Eric Berdoati, qui a ouvert le bal en exposant le bilan de l’UMP dans le domaine du sport. Plusieurs points ont donc été évoqués.

En premier lieu, et c’est une remarque que n’a pas manqué de faire Mme Fourneyron, la grande succession au poste de  ministre du sport, qualifiée même de « mercato » par la vice-présidente à l’Assemblée Nationale en charge des sports.
En second lieu, le député maire de St Cloud a énuméré les différents chiffres attenants au sport, en prenant soin de démontrer une nette augmentation des investissements depuis 2007. Ainsi, le budget du sport a augmenté de près de 16% pour passer de 748M€ en 2007 à 870M€ en 2011et le nombre de licences est passé de 15,9 millions en 2006 à 17,8 millions aujourd’hui.

M. Berdoati a tenu à rappeler les deux lois phares prises dernièrement par le gouvernement de François Fillon en matière de sport. Il s’agit de la loi éthique du sport n°2012-158 du 1er Février 2012 et de la loi 2012-348 du 12 Mars 2012 pour faciliter l’organisation de manifestations sportives et culturelles. Par soucis de clarté du compte-rendu, vous trouverez toutes les mesures attenantes à ces lois en annexes de l’article.
Une fois le bilan effectué, M.Berdoati a évoqué très brièvement les propositions de l’UMP en faveur du sport pour les cinq années à venir, si Nicolas Sarkozy venait à être réélu le 6 Mai prochain.
Les cinq priorités de Nicolas Sarkozy en matière de sport pour le prochain quinquennat sont les suivantes :
- l’accès au sport par tous et partout grâce à l’engagement bénévole défendu entre autre par le Ministre des Sports David Douillet (1 000 jeunes bénévoles futurs dirigeants d’associations sportives). Une initiative qui sera lancée d’ici la fin de l’année, dont l’objectif sera de « valoriser l’engagement des jeunes et les préparer à assumer des responsabilités de dirigeants d’associations » ;
- la lutte contre le dopage ;
- la lutte contre la corruption sportive ;
- l’excellence sportive ;
- et le renforcement du rôle international de la France en matière de sport. 

Le caractère succinct et sommaire de ces perspectives réside dans le fait que selon le député-maire de St Cloud, le Président sortant présentera lui-même plus en détails ces mesures lors d’un prochain meeting.
Mme Fourneyron a ensuite pris la parole pour présenter la place du sport dans le projet socialiste, mais aussi pour donner sa vision des choses sur le bilan de l’UMP. Notons au passage que la député-maire de Rouen a montré une belle énergie pendant son intervention, ce qui prouve son attachement personnel pour le sport.
Les reproches adressés à l’UMP visaient essentiellement les lois prises par le gouvernement, non pas dans le contenu que la député-maire défend, mais dans le fait qu’elles aient été prises sous la pression des événements sportifs et non pas en amont. De plus, concernant la loi sur les retraites des sportifs de haut niveau, qui prévoit pour ceux âgés de 20 ans et plus et percevant moins de 26500€/an, d’en bénéficier, elle a déploré sa non-application et le budget qui lui était consacré (budget nul de 0€ en 2012).

Ensuite, la vice-présidente du groupe à l’Assemblée Nationale en charge des Sports a exposé les idées du candidat Hollande.
Ce dernier souhaiterait que le sport :
- soit un outil de rassemblement dans une société trop souvent déchirée par des conflits sociaux ;
- bénéficie à la jeunesse ;
- permette de construire une société du mieux vivre ensemble ;
- et enfin qu’il favorise le rayonnement international de la France.

Outre ces quatre grandes idées, Mme Fourneyron a longuement insisté sur un aspect crucial pour tous les acteurs du sport et en particulier pour ceux qui dont affiliés au Ministère : le sport doit avoir une place importante dans l’éducation et dans la santé. En effet, selon la député-maire de Rouen, le sport devrait être prescrit médicalement parce qu’il est source de bien être et parce qu’il est un moyen d’éducation. A ce sujet, 30 engagements ont été pris en partenariat avec le CNOSF pour renforcer le sport dans le parcours éducatif français.
Pour illustrer cette volonté du PS, mais également de l’UMP (Eric Berdoati étant très favorable à cette mesure), l’exemple du Handball, dont l’Equipe de France représente le plus beau parcours français en compétitions internationales, a été mentionné.

En effet, ce sport, développé et connu par les jeunes grâce au système éducatif, a bénéficié d’une grande continuité de dirigeants et entraîneurs et a fait évolué les joueurs pour atteindre le niveau que l’on connaît aujourd’hui. Les politiques de droite comme de gauche souhaitent donc s’appuyer sur des exemples de réussite comme celui-ci pour renforcer la présence du sport dans le système éducatif.

Un bilan des dossiers à développer conjointement dans l’avenir a par ailleurs été évoqué : - une grande loi de modernisation du sport semble nécessaire ;
- il serait souhaitable d’avoir une politique publique du sport ;
- il faudrait faire plus confiance aux collectivités dans la gestion du sport afin de s’éloigner d’une gestion exclusivement nationale ;
- et enfin une diminution de l’interventionnisme de l’Etat dans le mouvement sportif français serait préconisée.
Cette intervention de Mme Fourneyron a été suivie par la phase de questions/réponses très intéressante et enrichissante. Malheureusement, celle-ci a été tronquée par les emplois du temps très chargés des deux intervenants.
Le débat entre UMP et PS s’est plutôt transformé en échange courtois entre deux député-maire ayant des points de vue très similaires sur les nombreuses questions pour ne pas dire identiques.
Ainsi, les thèmes concernant l’accompagnement du sportif de haut niveau dans sa reconversion, l’importance de se remobiliser après deux défaites successives dans des candidatures olympiques, de même que la nécessité d’avoir plus de français dans les instances internationales du sport ont été abordés.
Concrètement, nous pouvons dire que la volonté de développer le sport dans l’éducation et l’importance du sport dans la représentation de la France à l’international sont des enjeux défendus en commun par les deux partis.
Le point de divergence concerne la place que doit avoir le sport dans le gouvernement. En effet, Valérie Fourneyron est convaincue qu’il doit y avoir un Ministère des Sports de plein exercice et ayant un positionnement le plus transversal possible (associé au Ministère de l’éducation nationale et de la Santé), ce que l’UMP, par le biais d’Eric Berdoati réfute, en expliquant que le fonctionnement actuel les satisfait.
Pour conclure sur ce nouveau volet des « Rendez-vous du Sport », force est de constater que les besoins en matière de sport sont conséquents, que ce soit en terme financier mais aussi d’un point de vue législatif. Nul doute que le candidat élu devra tenir ses engagements dans ce domaine puisque comme l’ont répété les invités à de maintes reprises, le sport peut être un moyen de redonner confiance à la nation. En ces temps de crise et de morosité ambiante, la confiance et la joie seraient en effet les bienvenues…

Et vous, que pensez-vous des propositions des politiques en matière de sport pour les cinq prochaines années à venir ?

J-B C

lundi 5 mars 2012

Politique


La proposition qui fait trembler le football français

La semaine dernière, François Hollande, candidat du Parti Socialiste à l’élection présidentielle 2012, a proposé de taxer à hauteur de 75% les revenus des foyers fiscaux qui déclarent plus d’un million d’euros annuel.
Cette proposition surprise a été très mal accueillie par les footballeurs, potentiellement concernés, ainsi que par les dirigeants du football français, qui annoncent la mort du football hexagonal en cas de passage à l’acte.
Si d’un point de vue idéologique, une telle mesure peut évidemment se défendre, cela entrainerait inévitablement le départ à l’étranger des meilleurs footballeurs évoluant en France.
 
Vers la mort du football français ?
En cas d’application, cette mesure devrait toucher entre 7 000 et 30 000 personnes en France selon Pierre Moscovici, le directeur de campagne du candidat socialiste. Cette nouvelle tranche d’impôt sur le revenu ne concernerait donc qu’une petite minorité de contribuables très privilégiés.
La proposition permettrait de dégager entre 200 et 300 millions d’euros, soit une goutte d’eau par rapport au budget de l’Etat français voir de la dette du pays qui approche aujourd’hui les 1 800 milliards d’euros. Ce serait donc une mesure purement symbolique envoyée à l’attention des ultra-riches présents sur le territoire français.
Selon le journal L’équipe, parmi les personnes visées par cette éventuelle mesure, il y aurait plus d’une centaine de joueurs de Ligue 1.
Dans les colonnes du quotidien sportif, Fréderic Thiriez, président de la Ligue de Football Professionnel n’y va pas par quatre chemins en déclarant : « Si cette proposition aboutit, le Championnat de France serait évidemment relégué en Deuxième Division européenne. Ce projet, ce serait la mort du football français. Passer de 45% à 75% serait sans précédent en Europe, et nos meilleurs joueurs, qui sont sur un marché mondial, partiraient ».
Le principal problème se situe bien à ce niveau-là. Depuis des années, le football français souffre face à la concurrence des autres grands championnats européens à cause d’une fiscalité déjà plus contraignante que celle de ses voisins. Avec cette mesure, il est évident que les meilleurs joueurs qui sont généralement les mieux payés, iraient immédiatement voir ailleurs.
D’ores et déjà, de nombreux sportifs français comme les tennismen s’exilent, notamment en Suisse où ils bénéficient du fameux « forfait fiscal ». Cette imposition forfaitaire est établie en accord avec l’administration en fonction de leur train de vie. Certaines conditions sont nécessaires, comme l’obligation de passer un certain temps sur le territoire Suisse et de ne pas y exercer une activité lucrative. Mais ce type d’exil ne pourrait pas convenir aux footballeurs, qui iraient plus simplement là où les clubs sont plus riches qu’en France.
Bien entendu, il n’est pas question dans cet article de plaindre les joueurs de football qui touchent en moyenne 46 000€ par mois en Ligue 1, soit environ 550 000€ par an. Mais dans un marché mondialisé, la compétitivité des clubs, comme celle des entreprises, est un élément incontournable à prendre en considération.
Avec une telle décision, le départ de certains joueurs en Angleterre ou en Espagne pourrait se faire rapidement et être très préjudiciable pour les meilleurs clubs du championnat. Le PSG, l’OL ou l’OM pourraient ainsi voir leurs effectifs se vider de leurs meilleurs éléments, avec pour conséquence des performances et un spectacle en berne, que ce soit en Ligue 1 ou en Coupes d’Europe. De tristes perspectives d’avenir, alors que la Ligue 1 est en train de prendre une autre dimension avec l’arrivée d’investisseurs et surtout la construction pour l’Euro 2016 de stades de nouvelle génération à Lyon, Lille, Bordeaux, et Nice et la rénovation du Stade Vélodrome et du Parc des Princes, entre autres.
L’idéologie ne doit donc pas balayer une triste réalité : si les joueurs les mieux payés s’en vont, ils ne payeront plus du tout d’impôts en France. Ce sera donc tout simplement un manque à gagner pour l’Etat. Pour illustrer cela, prenons un exemple atypique : lorsque l’on évoquait l’arrivée probable de David Beckham au PSG, son salaire certes indécent de 800 000€ bruts mensuel faisait polémique. Pourtant, sa venue aurait rapporté plus de 4 millions d’euros par an en impôts à la France, sans aucun investissement, car son salaire aurait été payé par les Qataris… Et inutile de préciser que cette somme aurait pu financer quelques aides sociales.

De nombreuses réactions
Dans Le Parisien, le joueur parisien Christophe Jallet, qui gagne environ 1,2 millions d’euros par an, déclarait : « Si on était soumis à ce régime, on aurait forcement l’impression de travailler pour pas grand-chose. (…) Moi, je n’ai braqué personne pour avoir ce que j’ai ».
Ce type de raisonnement démontre deux choses. Premièrement, les footballeurs vivent sur une autre planète où règne l’individualisme, et où ils n’ont aucune conscience de la valeur de l’argent et des salaires que touchent les gens « normaux », dans la « vraie vie ». La deuxième réflexion découle de cette première analyse : les footballeurs n’auront aucun scrupule à aller voir ailleurs, là où on leur proposera autant voire plus que ce qu’ils gagnent déjà.
Il est certain qu’un tel taux, quasi-confiscatoire si on y additionne la CSG, l’ISF et d’autres taxes et impôts, marque une volonté de freiner, voire de supprimer les revenus supérieurs à un millions d’euros par an dans le pays. Alors la question que l’on doit se poser est la suivante : préfère-t-on voir des ultra-riches payer des impôts en France où les voir aller payer des impôts ailleurs ?
D’après certains agents, l’ensemble de l’activité du football professionnel  rapporterait plus de 600 millions d’euros en impôts et charges chaque année. On comprend donc qu’un exode massif entraînerait inévitablement un important manque à gagner pour l’état.
Michel Seydoux, le patron du LOSC, affirmait de son côté la semaine dernière qu’un « footballeur, c’est comme un grand acteur. Il est rare, donc bien payé, car il fait des entrées et distrait les gens ». L’inquiétude du président lillois peut aisément se comprendre. Alors que son club grossit saison après saison et devrait inaugurer son nouveau stade de 50 000 places à la fin de l’été 2012 -qui a couté la bagatelle de 324 millions d’euros-, une politique fiscale trop sévère pourrait ruiner ses espoirs de faire de son club un grand d’Europe.
Même son de cloche chez Jean-Michel Aulas, président de l’Olympique Lyonnais. Dans un entretien au Républicain Lorrain, il a fait part de son indignation : « C’est contrariant, choquant. Dans une concurrence européenne, comme dans une entreprise, les gens intelligents vont là où ils ont les meilleures conditions de rémunération. (…) On va dégoûter les meilleurs ».
D’autant plus qu’en attendant des départs éventuels, ce serait aux clubs de payer l’addition. En effet, les footballeurs font régulièrement stipuler dans leurs contrats qu’une modification des règles fiscales en vigueur dans le pays où ils signent serait prise en charge par le club.
Seul l’ancien footballeur Vikash Dhorasoo à l’air de se montrer satisfait par une telle proposition qui ne le « choque pas ». Soutien de François Hollande pour 2012, l’ex milieu de terrain estime que puisque c’est la crise, « on doit aller chercher l’argent là où il est ». Une déclaration qui semble être un peu facile, alors qu’il a gagné des millions pendant toute sa carrière et qu’il est aujourd’hui revenu à une certaine réalité.

Mélenchon va encore plus loin
Pour Jean-Luc Mélenchon, cette proposition va dans le bon sens mais reste largement insuffisante. En effet, le candidat à la présidentielle du Front de Gauche propose dans son programme une mesure bien plus stricte : il souhaite taxer à 100% les revenus au-delà de 360 000€ bruts annuels, soit 30 000€ par mois.
Cela reviendrait donc à imposer un plafond salarial dans tous les secteurs de l’économie. Heureusement pour les footballeurs, les chances du député européen d’accéder au second tour de la présidentielle sont suffisamment faibles pour ne pas les inquiéter.

Après la suppression du DIC, vers une augmentation de la taxe Buffet ?
En 2010, le droit à l’image collective (DIC) était supprimé alors qu’il permettait aux clubs professionnels d’obtenir une exonération de 30% sur les charges sociales. Mise en place en 2004, la mesure avait pourtant été reconduite en 2008.
Cette décision avait déjà entrainé une polémique, puisque le DIC devait initialement s’appliquer jusqu’en 2012. A l’époque, les dirigeants du football et du rugby français s’étaient indignés de voir se dégrader la compétitivité du sport français. Cette mesure avait entrainé une augmentation de charges de 40 millions d’euros pour les clubs de football et de 10 millions d’euros pour les clubs de rugby.
Mais ces derniers jours, le président de la LFP s’est à nouveau montré très inquiet. Il dénonce les projets de certains candidats à la présidentielle qui souhaiteraient aussi augmenter la taxe Buffet.
Cette contribution de 5% collectée par l’Etat sur les montants astronomiques des droits de diffusion de compétitions sportives comme la Ligue 1 est reversée au centre national pour le développement du sport. Grâce à cela les sports les plus riches comme le football, le tennis ou le rugby subventionnent le développement d’autres sports plus confidentiels.
Une augmentation de cette taxe serait un manque à gagner supplémentaire pour les clubs de football français, plus que jamais menacés.

Geoffroy MARTIN

lundi 23 janvier 2012

Politique

L’arrivée de Rybolovlev fait polémique à Monaco

Cette saison, après le Paris Saint-Germain, l’AS Monaco FC est le second club de football évoluant dans un championnat français à avoir basculé dans une nouvelle dimension financière.

Le 23 décembre dernier, le club monégasque qui fut notamment champion de France de Ligue 1 à sept reprises et finaliste de la Ligue des Champions en 2004, annonçait par un communiqué l’arrivée d’un nouvel investisseur : Dmitry Rybolovlev.

Cet homme d’affaire Russe, 93ème fortune mondiale selon le magazine Forbes avec plus de 7,1 milliards d’euros, a donc pris possession de 66,67% du club de la Principauté à travers la société Monaco Sport Invest. Il s’est engagé à investir un minimum de 100 millions d’euros dans le club pendant les quatre prochaines années…
Dernier de Ligue 2 au moment du rachat, l’AS Monaco peut désormais aborder la deuxième partie de saison avec plus de sérénité grâce à des moyens financiers colossaux qui lui permettront notamment de recruter pendant le mercato hivernal.

Pourtant, malgré cette nouvelle rassurante pour les supporters et le club, les conditions du rachat soulèvent de nombreuses interrogations chez les conseilleurs nationaux de la Principauté.

Nombreux sont ceux qui se demandent si les intérêts de la Société des Bains de Mer (SBM), le premier employeur de la Principauté qui avait notamment investi onze millions d’euros en 2009 pour sauver le club, ont été protégés.

En effet, selon certaines sources, le rachat du club monégasque aurait été finalisé pour la somme d’un euro symbolique. La SBM, paradoxalement, aurait été plutôt soulagée de se désengager d’un club régulièrement déficitaire depuis plusieurs années. Elle ne se serait pas opposée à la transaction, encouragée par le Prince Albert II de Monaco.

Les conditions du rachat restent donc floues et font ainsi l’objet d’une véritable querelle politique sur le rocher. Les responsables du mouvement monégasque Rassemblement & Enjeux n’ont d’ailleurs pas manqué de faire partager leur étonnement lors de leurs vœux à la presse locale en début de mois. Ils ont notamment profité de cette occasion pour dénoncer le manque de transparence du gouvernement monégasque lors des négociations et ont clairement sous-entendu que l’intérêt des actionnaires était passé au second plan.

Le parti majoritaire monégasque, l’UDM, n’a pas tardé à réagir à la polémique en se félicitant du rachat du club par un résident monégasque avant de préciser que c’était le budget de l’Etat et non directement la SBM qui avait participé au financement du club ces dernières années.

Quoi qu’il en soit, l’affaire n’a pas fini de faire polémique sur le rocher. Et malgré cela, le nouvel AS Monaco ne se laisse pas déconcentrer par toute cette agitation extra-sportive.

L’équipe entraînée par Marco Simone a d'ailleurs remporté ses deux premiers matchs de la phase retour du championnat de France de Ligue 2. Et le club vient tout juste de débuter son recrutement en annonçant l’arrivée du premier joueur de l’ère Rybolovlev, le défenseur central uruguayen Gary Kagelmacher, âgé de 23 ans.

D’autres recrues devraient suivre dans les prochains jours, comme l’attaquant sénégalais Ibrahima Touré qui devrait s’engager pour trois ans et demi en provenance de l’Ajman Club aux Emirats Arabes Unis.

Et vous, que pensez-vous de l'arrivée d'investisseurs Russes et Qataris dans le football français ?

GM

mercredi 5 novembre 2008

Barack Obama président des Etats-Unis

Le candidat démocrate Barack Obama a remporté les élections présidentielles américaines face au républicain John McCain et deviendra donc le 44ème président des Etats-Unis.

dimanche 17 février 2008

Le Kosovo a déclaré son indépendance



Le parlement du Kosovo a voté à l'unanimité cet après-midi une déclaration proclamant le Kosovo en tant qu'état indépendant.

La Serbie, soutenue par la Russie, avait déjà annoncé qu'elle ne reconnaitra pas ce nouvel état et avait appelé la minorité serbe du Kosovo à faire sécession.

Cela fait craindre un nouvel embrasement dans cette région des balkans.