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mercredi 14 novembre 2012

Humeur

Les notes de conduite
Italie-France (1-2)

Parce qu'on en a marre de les voir se comporter comme des adolescents...
Parce que l'on doit être irréprochable quand on porte le maillot bleu...
Parce que c'est l'Italie...

Sport and a décidé de noter l'attitude des joueurs de l'Equipe de France de football.


Appréciation collective : 

Une grosse envie de la part des Bleus, beaucoup d’agressivité collective. On sent vraiment un groupe uni et une équipe capable de grandes choses... Après un bon nul face aux champions d’Europe, on bat les vice-champions d’Europe et c’est bien mérité !

Appréciations individuelles :

L’arbitre 6/10 :
Pas grand-chose à signaler sur l’arbitre, preuve qu’il n’a pas fait beaucoup d’erreurs.

LLORIS 7/10 :
Rien à faire à part regarder la frappe de Balotelli heurter la transversale et ramasser le ballon au fond de ses filets en première mi-temps. Attention de ne pas prendre froid ! Une excellente parade main opposée à la 83’ sur une frappe de la fourmi atomique. C’est dans ce genre d’action que l’on voit les grands gardiens. Prend ça Brad !

DEBUCHY 6/10 :
 -1 pour sa compétition capillaire avec El Shaarawy. Sinon, sérieux sur son côté droit et quelques montées intéressantes.

KOSCIELNY 6/10 :
Quelque peu en difficulté en début de match puis il est monté en régime au fil des minutes. A bien tenu en fin de match quand la pression était plus forte sur notre but.

SAKHO 6,5/10 :
En retard sur la déviation de Balotelli qui amène le but. Très costaud dans les duels, comme à son habitude. De plus, notons que Mamad’ ressort vainqueur dans le duel de crête qui l’oppose à son vis-à-vis.

EVRA 7/10 :
+1 pour la passe décisive. 2010 et 2012 semblent bien loin du crapaud qui a réalisé une très bonne prestation. Beaucoup d’envie, des montées ravageuses, on reconnaît bien là le capitaine des Red Devils !

MATUIDI 7,5/10 :
Blaise est dans son jardin au milieu de terrain. Il est omniprésent tant à la récupération qu’à la relance. Il n’hésite d’ailleurs pas à se projeter, toujours bien placé, bref c’est la grande satisfaction de ce début de saison. Il est bien partie pour s’installer durablement dans le onze type des Bleus.

CAPOUE 5,5/10 :
Dur sur l’homme, bien placé défensivement. On regrette cependant son manque d’animation offensive.

SISSOKO 5,5/10 :
Un peu les mêmes remarques que pour son compère toulousain. On remarque tout de même une bonne attitude et de l’envie. Sérieux.

VALBUENA 7/10 :
+1 pour ce but d’extraterrestre ! A la mi-temps, les jardiniers du stade sont d'ailleurs allés ramasser les reins des deux défenseurs italiens. On aurait quand même aimé une petite glissade sur les genoux pour fêter ça. Blague à part, petit vélo est l’homme qui fluidifie le jeu français et qui imprime le tempo de l’attaque des Bleus. Un titulaire indiscutable ?

RIBERY 6/10 :
Francky a fait preuve de beaucoup d’envie comme d’habitude mais il a souvent butté sur un très bon Maggio. Il reste cependant, avec Valbuena, le danger le plus grand pour l’équipe adverse.

GIROUD 5/10 :
Il a souvent été en retard et on l’a senti peu inspiré, même s’il a failli réaliser l’action du siècle avec son enchaînement petit pont crochet (était-ce fait exprès ?). Trop peu d’envie.

REVEILLERE 6/10 :
Sérieux sur son côté droit, à bien contenu le petit pharaon. Bonne rentrée.

GOMIS 7/10 :
Un ballon, un but, c’est ce qu’on appelle du 100% de réussite. A l’affût de la moindre opportunité, et c’est bien ce qu’on demande à un attaquant…

MENEZ 7/10 :
Cette année, Jérémy prend une dimension supplémentaire avec le PSG et il a encore démontré toute sa facilité dans le un contre un (voire un contre trois) ce soir. On le voit même sourire et faire des efforts défensifs, comme quoi tout arrive. Espérons qu’il reste à ce niveau et le trio Ménez-Ribéry-Valbuena pourrait faire des dégâts dans les matchs à venir. Excellente rentrée.

GOURCUFF 5,5/10 :
On n’a pas trop vu l’ancien milanais pour son retour en Italie. S’est mis au service de l’équipe et a fait un bon décrassage.

GONALONS Non Noté :
RAS

Le fait du match : L’entrée de Trémoulinas, juste pour le fun.

On a aimé : Tous les Bleus sans exception ont chanté la Marseillaise, c’est tellement rare, mais tellement bon !
Et puis Deschamps et son coaching payant... Il avait déjà été décisif en Espagne en faisant rentrer Giroud, et il réussit encore son coup cette fois-ci avec Gomis et Ménez ! Chapeau bas M.Deschamps.

On n’a pas aimé : Une partie du public italien qui siffle la Marseillaise... Certains spectateurs nous prenaient-il pour des jambons ?
  

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lundi 29 octobre 2012

Humeur

« Ces Jeux ont été de grands Jeux »

Découvrez notre deuxième volet de l’interview consacrée à Mickaël Bourgain, spécialiste français du keirin, qui revient sur les derniers Jeux Olympiques auxquels il a participé. 

L’organisation, l’engouement, les performances, tout y est évoqué, sans tabou et avec beaucoup de réflexion.

Bonjour Mickaël. Nous allons profiter de cette interview pour évidemment revenir sur les JO de Londres, mais aussi pour parler de votre futur et de votre activité au sein de la SNCF.

Mais commençons tout d’abord par les Jeux Olympiques...

Beaucoup de spectateurs et d’experts ont dit que ces Jeux ont été parmi les meilleurs de l’histoire. Que pensez-vous de l’organisation de ces Jeux ? En termes de logistique ? De conditions dans le village olympique ? Quel est votre ressenti par rapport à l’organisation de ces Jeux ?

Oui, en effet ces Jeux se sont très bien passés, l’organisation était très bonne. Après c’est vrai qu’à titre de comparaison avec Pékin, je pense que les chinois aussi avaient réussi leur JO. Pour Londres, je ne dirai pas que c’est mieux, mais disons qu’ils ont pu égaler ce qui s’était fait à Pékin. Mais c’étaient des Jeux magnifiques, il n’y a rien à dire à ce niveau-là, le village Olympique était très bien et tout s’est bien passé. Ces Jeux ont été de grands Jeux.

Nous avons également constaté que les stades étaient tout le temps pleins. Vous qui avez participé à 3 campagnes olympiques, qu’avez-vous pensé de l’ambiance de ces Jeux-là ? Y avait-t-il un engouement particulier ?

Oui, surtout pour la piste. Le vélodrome était effectivement rempli et les anglais faisaient énormément de bruit, surtout lorsqu’un britannique était en lice. C’est vrai qu’il y avait un engouement très fort pour le vélodrome, on a même vu des personnalités venir assister aux compétitions sur piste. On sentait vraiment que le pays entier était derrière les pisteurs britanniques.

Et ça, c’est quelque chose que vous n’aviez pas retrouvé dans les Jeux précédents ?

Non ce n’était pas comme ça avant, c’est vrai qu’à Pékin, les gens ne s’intéressaient pas trop au cyclisme, à Athènes non plus, et là c’était exceptionnel, on sentait vraiment une nation entière derrière les athlètes et puis il faut dire que les résultats ont suivi pour eux puisqu’ils ont ramené beaucoup de médailles dans ces disciplines, ils ont presque tout gagné.

Vous nous aviez dit lors de la précédente interview que vous espériez un podium olympique et pourquoi pas l’or. Que ressentez-vous après votre prestation ?

Je termine 8ème donc ce n’est pas l’objectif, l’objectif n’est pas atteint. C’est vrai que j’avais ramené une médaille olympique à chaque olympiade à laquelle j’avais participé (Athènes et Pékin). C’est pour cela qu’à Londres, je partais avec de vrais objectifs et de vraies chances de médailles puisque j’avais terminé troisième de la coupe du monde pré-olympique en février sur cette piste à Londres, donc le podium était envisageable et la médaille d’or possible mais bon je finis 8ème.
Alors oui c’est un échec parce qu’après beaucoup de préparation, beaucoup d’entrainements lorsque l’on n'arrive pas à atteindre ses objectifs on est forcément déçu. Après c’est le sport, ce n’est jamais évident parce que le niveau est très relevé et ça se joue à pas grand-chose. C’est comme ça et maintenant il faut arriver à digérer tout ça et à passer à autre chose, mais ce sont des moments qui ne sont pas très agréables à vivre.

Lors de votre élimination en demi-finale, on vous sentait devant quasiment toute la course et puis finalement vous terminez à la 4ème place. Racontez-nous votre course et vos sensations. Aviez-vous une tactique particulière ?

Tout d'abord, il faut voir qu’il y avait dans cette série l’allemand Maximilian Levy qui était sans doute l’un des deux plus forts du tournoi, et qui était vraiment en forme et très costaud. Pour ce qui est de la tactique, je n’en avais pas une précise dans ma tête mais je n’avais pas envie de me retrouver derrière lui au moment où le sprint allait se lancer parce que je savais que ça pouvait être compliqué de le passer. 
J’ai donc décidé de prendre la tête de la course assez tôt pour pouvoir essayer de contrôler l’allemand et le laisser derrière moi. Après, est ce que je suis parti un peu tôt, ou est ce qu’il m’a manqué un peu de fraîcheur physique sur la fin de la course c’est difficile à dire, mais Maximilian Levy a bien joué le jeu, il était très costaud et est bien revenu sur moi. 
Ensuite, il a fait l’effort de me passer et d’amener dans sa roue les autres coureurs. Ces circonstances de course ont fait que je termine 4ème de la demi-finale et c’est vrai que lui a fait exprès de s’écarter un petit peu au dernier moment pour que l’australien s’intercale entre lui et moi, ce qu’il fait que ce dernier me double aussi donc voilà. Ce sont des petits détails qui font qu’au final je termine 4ème. 
On aurait recouru la course dix fois, il y aurait eu dix résultats différents…C’est vrai que ça remet en question beaucoup de choses, mais lorsqu’on regarde la course on voit que ça ne se joue pas à grand-chose.

Pour participer à l’épreuve de keirin, il fallait que vous soyez au départ de l’épreuve sur route. Cela a énormément fait jaser avant les Jeux. Que pensez-vous de cette règle qui semble quelque peu obsolète ? Cela vous a-t-il ajouté une pression supplémentaire ?

Moi dans cette décision je n’y étais pour rien, je me suis qualifié pour mon épreuve de keirin. Après la fédération a dû avoir recours à ce stratagème pour que je puisse courir le keirin. Avec le recul c’est vrai que ce n’était pas une situation facile à vivre parce que sur mes épaules reposait un résultat, tout le monde attendait une médaille au keirin, donc oui cela a ajouté une pression mais après je ne peux pas dire que c’est à cause de ça que je termine 4ème de la demi-finale et que je ne me qualifie pas pour la finale. Mais disons que c’est tellement compliqué de ramener une médaille des Jeux, qu’il faut mettre toutes les chances de son côté et on ne peut pas dire que cette situation ait été idéale. 
Après de là à savoir quelle part cette règle prend au niveau de l’échec je ne pourrais pas le dire mais c’est vrai que ce n’était pas certainement les meilleures conditions pour réussir.

Quels sont désormais vos objectifs ? Vous préparez-vous pour les prochains championnats du monde ? Dans quel état d’esprit êtes-vous actuellement ?

J’ai repris l’entrainement assez tard et là je me maintiens en forme, j’essaie de faire des exercices et des activités un peu différentes pour casser la routine. C’est très compliqué après des Jeux de se relancer, de repartir. D’autant plus qu’actuellement au niveau fédéral il y a un gros flottement, on se retrouve sans entraîneur sur la piste de Hyères, on se retrouve un peu livré à nous-mêmes. La Fédération n’a pas vraiment d’objectifs, on ne sait pas vraiment où ça va. Tout cela fait qu’actuellement c’est un peu compliqué. On essaie donc de se débrouiller et de s’entraîner pour garder un rythme et le niveau mais pour l’instant les objectifs ne sont pas clairs. Par exemple, nous ne connaissons pas les modalités de sélection pour les championnats du monde.

Quel est, de ce fait, l’emploi du temps type de Mickaël Bourgain en ce moment ?

Pour l’instant, je suis aux « 6 jours de Grenoble » jusqu’au 28 octobre, j’ai eu quelques compétitions ces deux derniers mois. Sinon, évidemment je m’entraîne tous les jours (musculation, piste) pour garder mon niveau pour ne pas repartir de trop bas lorsqu’il faudra repartir à 100%.

Avant les JO, la SNCF vous avait détaché pleinement pour votre préparation. Qu’en est-il actuellement ? Avez-vous trouvé une activité au sein de la SNCF ?

En fait mon CDD se termine le 31 octobre, c’est-à-dire ma période de détachement accordée par la SNCF, et ensuite je vais donc passer en contrat CDI,  je verrai avec Véronique Carlier, qui gère les sportifs de haut niveau, sur quel poste je pourrai être affilié. Pour pouvoir préparer mon après carrière et que je continue à m’entraîner. Pour l’instant je n’en sais pas plus, mais ça devrait bouger rapidement...

Voilà, nous arrivons à la fin de l’interview. Nous tenions à vous remercier pour votre disponibilité, votre sympathie et votre humilité, si rare aujourd’hui pour des champions comme vous. Nous vous souhaitons bonne continuation dans votre carrière et dans votre aventure à la SNCF !

Interview réalisée par Jean-Baptiste CALUCCI

mardi 16 octobre 2012

Humeur

Les notes de conduite
 
Espagne-France (1-1)

 
Parce qu’on en a marre de les voir se comporter comme des adolescents...
Parce qu’on doit être irréprochable lorsque l’on porte de maillot Bleu…
Parce que c’est l’Espagne…

Sport and a décidé de noter l’attitude des joueurs de l’Equipe de France de football.
  
  

  
Appréciation collective :

Première période médiocre.
Très bonne deuxième mi-temps : beaucoup de solidarité et de détermination.

Appréciations individuelles :

L’ARBITRE : 3/10
Distribue des biscottes à tire-larigot.
Siffle un hors-jeu imaginaire qui empêche la France d’égaliser en première période.

DESCHAMPS : 7/10
A zappé la séance vidéo du matin avec la rediffusion du match Espagne-France de l’Euro.
Il semble se satisfaire de 30% de possession du ballon.
Nous a tout de même appris au micro de TF1 que l’équipe espagnole avait « beaucoup de qualités ».
S'est bien repris en deuxième mi-temps avec un coaching payant.

LLORIS : 8/10
-1 pour la passe décisive à Ramos.
+2 pour le penalty repoussé.
Très gros match : on aime quand Hugo bosse.

DEBUCHY : 6/10
Un Buchy c’est bien, DEBUCHY c’est mieux.

KOSCIELNY : 5/10
-1 pour la faute sur PEDRO qui nous coûte un pénalty.

SAKHO : 6/10
Bon match.
Manque de présence aérienne, notamment face à RAMOS. Avait-il peur pour sa crête ?

EVRA : 6/10
Sobre, efficace.
Pas d’aile de pigeon cette fois-ci.
+1 pour la récupération qui offre le but.

GONALONS : 4/10
Auteur d’une bonne séance physique.

CABAYE : 4/10
Absent.

MATUIDI : 7/10
Deux belles interventions en 30 secondes (61’).
Une grosse présence au milieu de terrain et un comportement très positif. 
Balaise, Blaise.

RIBERY : 7/10
-1 car il n’a pas chanté la Marseillaise.
Beaucoup d’envie.
Ce soir, Kaiser a fait fureur.

MENEZ : 5/10
-1 car il n’a pas chanté la Marseillaise.
Dribble à genoux (12’).
Dommage que le sosie de simplet se soit vu refuser un but valable.

BENZEMA : 5/10
-1 car il n’a pas chanté la Marseillaise.
Dommage qu’il tire une caravane (61’).
Il loupe l’immanquable (65’).
 
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VALBUENA : 8/10
Auteur d’une bonne entrée.
Très entreprenant, comme à son habitude. 
Petit vélo a changé le cours du match.

SISSOKO : 6/10
A tué un pigeon (74’) sur un beau service de Benzema.
De la présence et de l'impact.

GIROUD : 10/10
Le sauveur. 
5 minutes, 1 but : meilleur ratio qu'Ibrahimovic.

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Le fait du match : GOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOAAAAAAAAAAALLLL (90+4')
On a aimé : Cazorla qui entre sur le terrain avec la rage au point de se cracher dessus.
On a pas aimé : Les « Olé » du public espagnol à la trentième seconde. 


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Geoffroy MARTIN et Jean-Baptiste CALUCCI

vendredi 12 octobre 2012

Humeur


Lance Armstrong, la fin d’un mytho
 
Alors que Neil Armstrong a marqué l’humanité pour avoir été le premier homme à marcher sur la lune, que Louis Armstrong est devenu une légende pour ses talents exceptionnels de musicien, on se souviendra sans doute que Lance Armstrong aura été l’un des plus grands tricheurs de l’histoire du sport.
   
Car le moins que l’on puisse dire, c’est que pendant toutes ces années, le cycliste américain s’est bien foutu de notre gueule. Souvent soupçonné de dopage, Lance Armstrong a toujours nié l’évidence. Mais aujourd’hui, les preuves sont là. Et il mérite une sanction à la hauteur de son imposture.
  
Selon l’USADA, l’agence américaine contre le dopage, le cycliste américain et son équipe avaient mis en place dès la fin des années 90 le système de dopage le plus efficace jamais vu dans le monde du sport. Ce qui aura permis au cycliste de remporter, entre autre, le Tour de France à sept reprises.
 
Dans un rapport de plus de 1000 pages, rempli de témoignages accablants (26 personnes parmi lesquels 15 coureurs dont 11 anciens co-équipiers), l’USADA estime détenir « des preuves de paiement, des e-mails, des données scientifiques et des résultats de tests faits en laboratoire qui démontrent encore plus l’utilisation, la possession et la distribution de produits dopants par Lance Armstrong et qui confirment la décevante vérité de son rôle au sein de l’équipe US Postal ». Ce document a été transmis à la Fédération Internationale Cycliste (UCI) et à l’Agence Mondiale Antidopage (AMA). 
  
  
Un véritable lâche
  
Malgré la gigantesque tempête médiatique qui s’abat sur lui depuis la parution de ce rapport édifiant, Lance Armstrong se terre dans son silence et n’a pas souhaité commenter toutes les charges qui pèsent contre lui. 
  
Immédiatement, une première question nous vient à l’esprit : est-ce l’attitude normale de quelqu’un qui n’a rien à se reprocher ? Ou a-t-il peur d’être poursuivi pour « crime de parjure » ? Il faut dire qu’aux Etats-Unis, le fait de mentir ou de produire de faux témoignages par écrit, sous serment et devant le tribunal peut couter jusqu’à cinq années de prison… De quoi faire réfléchir le principal intéressé, qui devra certainement s’expliquer pour avoir assuré sous serment en 2005 - dans le cadre d’une procédure d’arbitrage avec la société SCA Promotions - qu’il n’avait jamais eu recours au dopage lors de sa carrière. Rappelons qu’en 2008, l’ex-sprinteuse Marion Jones avait écopé de six mois de prison ferme pour parjure dans l’affaire de dopage Balco…
   
  
Où sont passées les valeurs du sport ?
  
Ce qui nous marque profondément dans cette histoire, au-delà de l’aspect purement sportif, c’est la profonde immoralité des protagonistes. Elle illustre magnifiquement l’abandon, par un certain nombre de sportifs, des valeurs élémentaires qui font la base du sport : le dépassement de soi, le respect de l’adversaire et des règles, l’esprit d’équipe, la solidarité, le goût de l’effort… 
  
Seuls ceux qui sont irréprochables doivent être portés en héros pour leurs victoires. Le sport, qu’il soit amateur ou professionnel, doit être préservé de la violence, de la corruption, de la tricherie et du dopage. Lance Armstrong et ses complices – car il est clair qu’une telle mascarade ne s’improvise pas - méritent donc des sanctions exemplaires.
  
  
Quelles sanctions ?
  
La question qui se pose est désormais celle des sanctions. Trop de sportifs ont été épargnés après des scandales liés au dopage. Dans un cas aussi grave que celui-ci, la sanction purement sportive est loin d’être suffisante. Les différents acteurs qui ont été au cœur de cette entreprise mafieuse doivent être sévèrement punis.
  
D’ailleurs, pourquoi n’évoque-t-on quasiment jamais la possibilité d’une condamnation à une peine de prison ferme lorsqu’un tel cas de triche est avéré ? Toute cette gloire, tous ces titres et cet argent gagné de manière malhonnête, peuvent-ils être restitués ? C’est désormais à la justice de faire son travail.
   
 
Les avocats du diable
  
Enfin, comment peut-on, encore aujourd’hui, entendre dans les différents médias des personnalités qui trouvent des excuses à cet imposteur ? Comment peut-on encore, à ce jour, prendre sa défense ? 
   
On entend dire parfois que malgré le dopage, Lance Armstrong était sans doute plus fort que les autres, qui étaient aussi dopés… Mais est-ce franchement un argument recevable ? Et comment le démontrer ? Bref, cela reviendrait à en conclure que l’on doit tricher dès lors que notre voisin le fait aussi… Une mentalité incompatible avec le monde du sport car totalement antinomique.
   
Quant à ceux qui par dépit prônent plus ou moins une légalisation du dopage, ils n’ont rien compris à la définition même du mot « sport ». Gardons à l’esprit que la volonté de gagner à tout prix ne doit jamais faire dépasser les limites de la compétition juste et honnête. 
   
En tout cas, bien que de toute évidence de nombreux autres cyclistes se dopent et se sont dopés au cours de leur carrière, Lance Armstrong n’aura cessé depuis des années de mépriser non seulement ses adversaires, mais aussi plus largement des millions d’amateurs de sport, parfois jeunes, qui le prenait en exemple. Et finalement, le plus grave dans cette histoire, c’est peut-être bien ça. 
   
Et vous, que vous inspire cette affaire ? Réagissez !

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Geoffroy MARTIN

jeudi 27 septembre 2012

Humeur

Un « Clasico » qui n’a pas fini de faire rage
 
Hier soir, à peine les 16ème de finale terminés, s’est effectué le tirage au sort des 8ème de finale de la Coupe de la Ligue avec l’entrée en lice de 6 cadors de l’hexagone : Montpellier, Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille et Paris.
  
Et ce que tout le monde attendait est arrivé : nous aurons droit, dès ce stade de la compétition, à notre fameux « Clasico » français : PSG-OM. Cela pour le plus grand bonheur de la planète foot hexagonale mais aussi pour les supporters des deux clubs rivaux...
 
   
Un Automne "meurtrier" !   
   
Imaginez-vous une seule seconde ce qui nous attend au mois d’octobre… Contre toute attente, l’Olympique de Marseille effectue son meilleur début de championnat jamais réalisé : 6 matchs, 6 victoires, 18 points dans la valise ! (cf L'OM là où on ne l'attendait pas). Du beau jeu, un collectif bien huilé, et surtout une confiance et des supporters retrouvés.

En face, un PSG qui a mis un peu de temps à se mettre en route à la manière d’un diesel, et qui se retrouve maintenant sur l’autoroute de la victoire, et que rien ne semble pouvoir  stopper. 
   
Après les deux gifles distribuées en Champions' League face à Kiev (4-1) et à Bastia en championnat (0-4), le Paris Saint Germain fait clairement figure d’épouvantail dans cette Ligue 1. L’ogre est sorti et bien sorti si l’on s’en remet à son icône Zlatan, tout simplement inarrêtable et qui dégage une facilité déconcertante (meilleur ratio d’Europe : 1,40 but/match joué en championnat) !

Alors voilà, AP Gignac aura fort à faire avec ses 3 buts au compteur. Mais lui et son équipe auront l’avantage du terrain pour la première manche comptant pour la 8ème journée de L1. OM-PSG le dimanche 7 Octobre à 21h dans un Stade Vélodrome prêt à exploser et une équipe olympienne poussée par toute une ville et une ferveur incomparable en France. L’enjeu : l’envolée possible de l’OM au classement qui prendrait une grosse option sur le championnat, du moins sur le titre symbolique de champion d’automne. Pour Paris, la possibilité de revenir tout proche du leader et de faire encore plus peur à tous ses concurrents…

Mais depuis hier soir, on sait désormais que le vainqueur de cette bataille ne sera pas le vainqueur de la guerre d’automne. Cette journée de championnat ne sera que le premier acte du dramatique long métrage du mois d’octobre. 
   
En effet, un peu plus de trois semaines après, le 30 ou 31 octobre, l’OM et le PSG s’affronteront à nouveau. Et comme le veut la logique, la revanche aura cette fois lieu dans l’antre parisienne, au Parc des Princes. Ce match sera donc l’occasion de se racheter ou alors de confirmer le match du début du mois. Dans tous les cas, on sait d’ores et déjà que ce match de Coupe de la Ligue ne sera en rien amical, avec des équipes « réserves » alignées. 

Un PSG-OM, ça ne se subit pas, ça se joue et ça se gagne avec la fierté du maillot et le soutien de toute une ville…
  
  
Vers un « Clasico » récurrent à l’espagnol ?
 
Et si ces deux rencontres rapprochées étaient une prémisse à des « Clasico » à l’espagnol, c’est-à-dire, des « Clasico » qui reviendraient sans cesse dans le paysage footballistique français pour rythmer une saison de plus en plus folle ?
 
Si Marseille et le PSG se qualifiaient tous deux pour la Ligue des Champions l’an prochain, ce que l’on peut facilement imaginer compte-tenu du départ des deux équipes, on pourrait alors assister à pas moins de 7 oppositions par an (Trophée des Champions, 2 matchs de championnat, 1 de coupe de la ligue, 1 de coupe de France, et un possible aller-retour en phases finale de la Ligue des Champions) comme lors de la saison espagnole de 2010-2011 entre Madrid et Barcelone. 

Il reste au PSG et à l’OM à confirmer pour s’affirmer en tant que favoris en France mais aussi sur la scène européenne. 

Utopie ou potentielle réalité ? En tout cas, la France du football, les fans, et la Ligue 1 en rêvent et n’attendent que ça… Le championnat hexagonal, déjà bien relancé par la puissance financière du PSG et par la probable montée l’an prochain de Monaco, s’en verrait revigoré et n’aurait alors plus rien à envier aux autres principaux championnats étrangers…

Et vous, que pensez-vous de ces duels au sommet qui s'annoncent entre les frères ennemis de Ligue 1 ?

Sylvain SABLE